Le partenariat entre les États-Unis et le Maroc continue de s’affirmer comme l’un des plus solides du continent africain. Lors de sa première prise de parole publique de l’année 2026, le Commandement américain pour l’Afrique (US AFRICOM) a mis en lumière la relation stratégique qui lie Washington à Rabat depuis près de deux siècles et demi, à l’heure où les États-Unis s’apprêtent à commémorer le 250ᵉ anniversaire de leur indépendance.
À l’occasion d’un briefing virtuel consacré aux priorités sécuritaires du continent, organisé par l’Africa Media Hub du Département d’État, le général d’armée Dagvin Anderson, commandant de l’US AFRICOM, a insisté sur la qualité exceptionnelle de la coopération militaire avec le Royaume chérifien. Le Maroc accueille chaque année African Lion, le plus vaste exercice militaire conjoint conduit par les États-Unis en Afrique, devenu un rendez-vous structurant pour la stabilité régionale.
Pour Washington, la symbolique est forte. Le Maroc fut le premier État à reconnaître l’indépendance américaine au XVIIIᵉ siècle. Une continuité historique que le général Anderson a rappelée en soulignant que Rabat « accompagne les États-Unis à chaque étape », faisant du Royaume un partenaire naturel pour des manœuvres d’envergure internationale.
L’édition 2026 d’African Lion illustre cette montée en puissance. L’exercice réunit désormais une coalition élargie : 19 pays africains, six nations européennes, ainsi que des participants venus d’Amérique du Sud et du Moyen-Orient. Cette architecture multinationale reflète une volonté claire : dépasser la simple coopération bilatérale pour construire un réseau de sécurité collective face aux menaces transfrontalières.
AFRICOM voit également dans le Maroc un relais stratégique pour le reste du continent. Le Royaume est salué pour son expertise en matière de lutte contre le terrorisme, de formation militaire et de modernisation des capacités de défense. Rabat joue un rôle de plateforme régionale, facilitant l’interopérabilité entre forces partenaires africaines et alliés occidentaux.
Au-delà des exercices, c’est une vision commune de la stabilité qui se dessine : anticipation des crises, sécurisation des zones sensibles et réponse coordonnée aux nouvelles menaces hybrides. En valorisant son alliance avec Rabat, Washington confirme que le Maroc n’est plus seulement un allié historique, mais un acteur central de l’architecture sécuritaire africaine du XXIᵉ siècle.
La Rédaction

