Un forum ouvert à Kigali dans un contexte économique tendu
Le Africa CEO Forum 2026 s’est ouvert jeudi à Kigali, réunissant plus de 2 500 dirigeants d’entreprises, investisseurs et responsables publics venus de plus de 75 pays. L’événement, coorganisé par Jeune Afrique Media Group et l’IFC, se poursuit vendredi autour des principaux enjeux économiques du continent.
Dans un environnement international marqué par le durcissement des échanges commerciaux, les tensions géopolitiques et la concurrence entre grands blocs économiques, le forum entend servir de plateforme stratégique pour les acteurs économiques africains.
“Scale or fail” : la montée en puissance au centre des débats
Le thème de cette édition, « Scale or fail », structure les échanges entre participants. L’objectif affiché est de permettre aux entreprises africaines d’atteindre une taille critique suffisante pour rivaliser à l’échelle internationale.
Au cœur des discussions figure la question récurrente de la capacité des entreprises du continent à dépasser leur fragmentation structurelle et à se consolider en groupes compétitifs à l’échelle mondiale.
Vers un capitalisme africain plus intégré
Les organisateurs du forum mettent en avant la nécessité de renforcer les logiques d’intégration économique, à travers des alliances régionales, des co-investissements et la création de champions panafricains.
Selon cette approche, le développement du capital africain passe par une meilleure circulation des financements et une réduction des barrières entre marchés nationaux.
Des dirigeants africains mobilisés sur les grands dossiers économiques
Plusieurs chefs d’État et responsables gouvernementaux participent aux travaux, aux côtés d’acteurs du secteur privé. Les débats portent notamment sur le financement des infrastructures, l’intelligence artificielle, l’énergie et la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), dix ans après son lancement.
Kigali, vitrine d’un nouveau modèle économique africain
Pour les organisateurs, Kigali s’impose comme un laboratoire d’expérimentation d’un capitalisme africain plus intégré, fondé sur la coopération régionale et la montée en puissance des entreprises locales.
Malgré cet optimisme, le constat reste partagé : sans consolidation et sans capacité d’expansion à grande échelle, de nombreuses entreprises africaines demeurent fragiles face à la concurrence internationale.
La Rédaction

