Ce samedi 24 août, la commune de Barsalogho, située dans la région du Centre-Nord du Burkina, à 45 km au nord de la ville de Kaya, a été la cible d’une attaque par des groupes armés terroristes. Les populations ont été attaquées, alors qu’elles aidaient les forces de défense et sécurité à creuser des tranchées pour protéger les postes de sécurité. Selon les témoignages, des hommes armés ont ouvert le feu sur eux, tuant une centaine de personnes. Les populations répondaient à « une injonction » des responsables militaires de la commune de Barsalogho qui leur avaient demandé des tranchées pour freiner la progression des groupes terroristes.
Parmi les victimes, on retrouve des civils, des soldats et des volontaires pour la défense de la patrie. Plusieurs militaires sont également portés disparus. Le bilan humain est très lourd : entre 100 et 200 personnes ont été tuées au cours de cette attaque, selon plusieurs sources sécuritaires. Les assaillants ont de plus emporté de l’armement, dont une ambulance militaire. Le nombre précis de militaires et de civils tués n’a pas été communiqué.
Au moins 140 personnes ont été évacuées vers les centres de santé de la région. Tout le personnel du service de chirurgie du centre hospitalier régional de Kaya, dans le centre du Burkina Faso, a été rappelé pour aider dans la prise en charge des premiers blessés, évacués par hélicoptère.
D’après le récit d’une source locale, c’est pendant les travaux que les terroristes ont ouvert le feu « dans tous les sens, semant la panique dans toute la commune ». Selon le même témoin cité par RFI, les populations avaient au préalable refusé de participer à ces travaux, par peur de représailles des groupes armés.
Le Burkina est confronté à une grave crise sécuritaire depuis 2015. Le Niger et le Mali voisin sont aussi confrontés à des situations similaires. Un peu plus tôt, au début du mois d’août, une centaine de militaires avait été tuée lors d’une attaque dirigée contre un convoi Civilo-militaire dans l’Est du pays, non loin de la localité de Diapaga.
La Rédaction

