Du 12 au 14 mai 2025, Lomé accueille la Conférence de l’Union africaine sur la dette publique. Un rendez-vous crucial pour le continent, placé sous le thème : « L’Agenda africain de gestion de la dette publique : restaurer et préserver la viabilité de la dette ». À l’heure où de nombreux États africains vacillent sous le poids d’un endettement devenu insoutenable, cette conférence entend bâtir les fondations d’un nouveau pacte budgétaire africain.
Un enjeu de survie économique
L’Afrique n’échappe pas à la crise de la dette. Avec une croissance affaiblie par les séquelles du Covid, la hausse des taux d’intérêt mondiaux, et des financements internationaux souvent conditionnés, le continent doit repenser d’urgence ses stratégies d’endettement. Derrière les chiffres, ce sont des écoles, des hôpitaux et des infrastructures qui sont en jeu.
Lomé, carrefour stratégique du continent
En accueillant cette conférence, le Togo ne fait pas qu’ouvrir ses portes : il affirme un positionnement politique clair. Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, porte une vision de la dette africaine comme levier de souveraineté, et non comme instrument d’asservissement. Le choix de Lomé est à la fois symbolique et stratégique : une capitale modeste, mais stable, à l’image d’une diplomatie togolaise discrète et efficace.
Faure Gnassingbé, Président d’une diplomatie d’influence
Sans discours grandiloquent, Faure Gnassingbé s’impose comme un acteur de premier plan dans la recherche de solutions africaines aux défis africains. En initiant cette rencontre, il inscrit le Togo dans une dynamique continentale de responsabilité et d’action. Il ne s’agit plus de subir les réformes dictées depuis Washington ou Paris, mais de bâtir une architecture financière africaine, équitable et durable.
Vers une Déclaration de Lomé
Au cœur des discussions : l’adoption d’une Déclaration de Lomé. Ce texte, en cours de négociation, pourrait fixer les principes d’une gouvernance budgétaire nouvelle, fondée sur la transparence, la responsabilité, et la justice intergénérationnelle. Une réponse commune face à un système financier mondial encore largement inéquitable.
En trois jours, Lomé devient le centre de gravité politique d’une Afrique qui refuse la résignation. La Conférence sur la dette ne vise pas seulement des réformes techniques : elle porte l’espoir d’un continent qui entend choisir ses priorités, ses partenaires et ses règles du jeu. Dans cette quête, Faure Gnassingbé apparaît comme l’un des visages d’une Afrique en marche vers la souveraineté économique.
La Rédaction

