L’égoïsme est une faim sans partage, qui finit par étouffer celui qui la nourrit.
Dans une société où l’individualisme progresse, ce proverbe sonne comme un rappel salutaire de la nécessité du partage et de la solidarité. « Qui mange seul s’étrangle avec sa propre bouche » évoque la solitude que s’imposent ceux qui refusent de partager, et les conséquences néfastes de cette exclusion volontaire.
Origine
Ce proverbe est d’origine africaine, répandu notamment en Afrique de l’Ouest. Il tire sa sagesse d’une culture profondément communautaire, où le repas est un acte social, un moment de cohésion. Refuser de partager, c’est aller à l’encontre des valeurs traditionnelles de convivialité, de générosité, et donc s’exposer à une forme de rejet ou d’isolement qui peut nuire.
Signification
L’expression souligne que celui qui refuse de partager ses biens, ses joies ou ses réussites finit par en souffrir. Manger seul, ici, symbolise l’égoïsme ou la cupidité. Et l’étranglement est la conséquence naturelle d’une bouche trop pleine, incapable de respirer — métaphore de la possession sans transmission. L’homme égoïste finit par se nuire à lui-même. Ce proverbe enseigne donc que le partage est non seulement un devoir moral, mais une nécessité vitale.
Vivre ensemble, c’est savoir donner et recevoir. L’isolement volontaire dans la quête du gain ou du plaisir personnel peut paraître confortable, mais il mène tôt ou tard à l’asphyxie sociale et affective. Partager, c’est respirer avec les autres.
La Rédaction

