Faire du mal à autrui ne garantit pas de profiter de sa disparition
Dans les croyances populaires, le sorcier est parfois présenté comme une personne capable de provoquer secrètement le malheur ou la mort. Le proverbe utilise cette figure pour dénoncer ceux qui cherchent à nuire aux autres dans l’espoir d’en tirer un avantage.
L’image est saisissante : même si le sorcier parvenait à supprimer celui qu’il considère comme un obstacle, rien ne lui garantirait de recueillir ses biens ou de prendre sa place. Détruire ne signifie pas nécessairement gagner.
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Origine
Cette formule relève de la tradition orale africaine, sans qu’une attribution précise à un peuple ou à une langue particulière puisse être établie avec suffisamment de certitude. La figure du sorcier appartient ici à un univers symbolique de croyances populaires et ne constitue pas une affirmation de l’existence de pouvoirs surnaturels.
Signification
« Le sorcier tue, mais n’hérite jamais » signifie que celui qui provoque le malheur d’autrui n’en retire pas nécessairement les bénéfices qu’il espérait. La jalousie, la cupidité ou l’ambition malveillante peuvent pousser une personne à vouloir écarter un rival, sans lui assurer pour autant la réussite.
Le proverbe distingue ainsi deux choses : faire disparaître un obstacle et obtenir ce que l’on convoite. Dans la vie professionnelle, familiale ou sociale, nuire à quelqu’un ne donne automatiquement ni ses compétences, ni sa réputation, ni ses droits. La destruction d’autrui peut même entraîner des conséquences défavorables pour celui qui l’a provoquée.
Cette sagesse invite également à réfléchir à la stérilité de la méchanceté. Plutôt que de consacrer son énergie à empêcher les autres d’avancer, mieux vaut construire ses propres moyens de réussir. Le mal que l’on fait n’est pas une garantie de profit, et la réussite d’autrui n’empêche pas nécessairement la sienne.
« Le sorcier tue, mais n’hérite jamais » rappelle que le malheur des autres ne constitue pas une richesse pour soi. On peut chercher à détruire ce que possède autrui sans jamais obtenir ce que l’on désirait. La véritable réussite se construit davantage qu’elle ne s’arrache.
La Rédaction

