À quelques semaines des Jeux olympiques de la jeunesse, le Sénégal décroche l’organisation des XIes Jeux de la Francophonie en 2031. Une nouvelle échéance internationale qui pourrait consolider ses infrastructures, valoriser les talents africains et donner une continuité aux investissements engagés dans le sport et la culture.
Le Sénégal se projette déjà au-delà de Dakar 2026. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) l’a officiellement désigné, le 13 octobre, pour accueillir la onzième édition des Jeux de la Francophonie en 2031. Cette attribution, une première pour le pays depuis la création de la compétition en 1989, intervient à quelques semaines de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), programmés du 31 octobre au 13 novembre.
Cette nouvelle responsabilité confirme l’ambition sénégalaise de s’imposer durablement comme une destination majeure des manifestations sportives et culturelles internationales. Elle offre surtout la possibilité de prolonger les efforts réalisés pour Dakar 2026, première compétition olympique organisée sur le continent africain.
Cinq années pour prolonger l’élan olympique
L’enjeu dépasse l’accueil d’une nouvelle compétition. Les autorités souhaitent capitaliser sur les infrastructures, les compétences techniques et l’expérience organisationnelle développées pour les JOJ. L’objectif est d’éviter que les investissements consentis pour 2026 ne servent uniquement à un événement ponctuel, mais qu’ils contribuent durablement à la formation des jeunes et au développement du sport.
La ministre sénégalaise de la Jeunesse et des Sports, Djirèye Clotilde Coly, présente les Jeux de 2031 comme une occasion de renforcer les filières sportives et les industries culturelles et créatives. Cette continuité pourrait également favoriser la professionnalisation des métiers liés à l’organisation d’événements internationaux, de la gestion des équipements à la production artistique.
Le sport et la création réunis
Organisés tous les quatre ans, les Jeux de la Francophonie se distinguent par leur double vocation. Ils associent compétitions sportives et concours culturels, offrant aux jeunes athlètes, artistes et créateurs une scène internationale commune.
L’édition précédente à celle du Sénégal se tiendra à Erevan, en Arménie, du 23 juillet au 1er août 2027. Elle proposera notamment des épreuves d’athlétisme, de judo et de basket-ball, ainsi que des concours de chanson, de littérature, de photographie et de création numérique.
Pour le Sénégal, cette dimension culturelle représente un atout supplémentaire. Le pays pourra mettre en valeur son patrimoine artistique et ses industries créatives, tout en favorisant les rencontres entre les jeunesses francophones.
L’héritage, véritable mesure du succès
Si la désignation constitue une étape importante, plusieurs questions devront encore être précisées, notamment le choix des sites, le financement et les modalités d’organisation. La réussite de 2031 dépendra aussi de la capacité à entretenir les infrastructures existantes et à élargir les retombées au-delà des seules villes accueillant les compétitions.
La proximité entre les deux rendez-vous offre néanmoins une perspective stratégique. En accueillant les JOJ en 2026 puis les Jeux de la Francophonie cinq ans plus tard, le Sénégal dispose d’une occasion de transformer l’expérience acquise en compétences durables. Le véritable succès se mesurera autant à la qualité des compétitions qu’aux possibilités laissées aux jeunes sportifs, artistes et professionnels après leur clôture.
La Rédaction

