Animaux sauvages, domestiques ou d’élevage : le 4 octobre invite à reconsidérer la place accordée aux autres espèces. En 2026, la campagne internationale propose de regarder le monde à travers leurs yeux.
La disparition d’un habitat naturel, la pollution d’une rivière, l’abandon d’un animal ou la dégradation d’un écosystème affectent directement des êtres vivants dont l’existence dépend en partie des décisions humaines.
C’est cette relation que met en lumière la Journée mondiale des animaux, célébrée chaque 4 octobre. Cette mobilisation internationale, dont les origines remontent à 1925, n’est pas une journée officiellement proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies. Pour 2026, les organisateurs ont retenu « See the World Through Their Eyes », traduit par « Voir le monde à travers leurs yeux ».
La condition animale dépasse la seule question des animaux domestiques
La protection animale est fréquemment associée aux chiens, aux chats ou aux animaux de compagnie. Elle concerne pourtant un ensemble beaucoup plus vaste d’espèces. Les animaux sauvages subissent la destruction des habitats, le commerce illégal, les pollutions et les modifications climatiques. Les animaux d’élevage posent des questions liées aux conditions de transport, d’alimentation, de soins et d’abattage.
Le bien-être animal repose sur la prise en compte des besoins physiologiques et comportementaux des espèces. Cette réflexion rejoint les enjeux sanitaires de l’approche « Une seule santé » (One Health), qui considère la santé humaine, animale et environnementale comme interdépendantes.
Au Togo : la protection des espèces, un enjeu de biodiversité
Au Togo, la protection animale possède notamment une dimension environnementale importante, liée à la préservation de la faune sauvage et des écosystèmes. Le littoral constitue un exemple concret : plusieurs espèces de tortues marines fréquentent les eaux et les plages de la région.
Les documents environnementaux officiels relatifs aux projets de protection côtière identifient notamment la tortue verte, la tortue imbriquée, la tortue olivâtre et la tortue luth parmi les espèces protégées. Préserver les sites de reproduction, limiter la pollution et réduire les perturbations humaines contribuent à maintenir les conditions nécessaires à leur survie.
En Afrique : protéger les espèces sans oublier les communautés
Le continent africain abrite une biodiversité exceptionnelle, des grands mammifères terrestres aux oiseaux migrateurs, reptiles et espèces marines. Cette richesse fait face à la fragmentation des habitats, au braconnage, au trafic d’espèces, à l’expansion agricole et au changement climatique.
Les politiques de conservation doivent également tenir compte des populations vivant à proximité des espaces naturels. Les conflits entre humains et animaux montrent que la protection de la faune doit s’accompagner de solutions adaptées aux réalités locales. Le 4 octobre rappelle que protéger le vivant suppose aussi de reconnaître les besoins propres des autres espèces.
La Rédaction

