La justice américaine a fixé au 1er juin 2027 l’ouverture du procès de l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores. Poursuivis pour narcoterrorisme et trafic de drogue, les deux accusés contestent les charges et préparent plusieurs recours avant l’ouverture des débats.
Le calendrier judiciaire de l’une des affaires les plus sensibles de la justice fédérale américaine se précise. Un juge de Manhattan a retenu la date du 1er juin 2027 pour le procès de Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, poursuivis notamment pour narcoterrorisme et trafic international de drogue.
Lors d’une audience préparatoire, les procureurs et les avocats de la défense ont présenté un calendrier prévoyant les différentes étapes de la procédure, notamment les échanges de preuves, dont certaines sont classifiées, ainsi que le dépôt des requêtes préliminaires. La défense entend notamment invoquer l’immunité souveraine de Nicolás Maduro, tandis que l’accusation poursuit la communication progressive des éléments de preuve.
Une procédure encore loin de son terme
Les procureurs affirment avoir déjà transmis une grande partie des preuves non classifiées et prévoient de communiquer les documents classifiés au cours des prochains mois. Les deux parties se sont toutefois réservé la possibilité de demander un report si la procédure liée aux informations sensibles l’exige.
En mars dernier, les avocats de l’ancien dirigeant avaient tenté d’obtenir l’abandon des poursuites, estimant que les sanctions américaines empêchaient le Venezuela de financer la défense du couple. Cette difficulté a finalement été levée après une autorisation accordée par le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), permettant le déblocage de fonds destinés aux frais d’avocats.
De lourdes accusations
Les autorités américaines accusent Nicolás Maduro et Cilia Flores d’avoir participé à un vaste réseau de narcotrafic en collaboration avec des cartels, afin d’acheminer d’importantes quantités de cocaïne vers les États-Unis. Les deux prévenus ont plaidé non coupable et rejettent l’ensemble des accusations.
Leur défense prévoit également de contester la légalité de leur transfert vers les États-Unis, en plus de soulever la question de l’immunité de l’ancien chef de l’État. Ces arguments devraient être examinés par la justice fédérale dans les prochains mois, avant l’ouverture du procès prévue en juin 2027.
La Rédaction

