Dans le bassin du Mono, la mise en place progressive de l’Organe local de gestion de l’eau (OLGE) marque une étape vers une organisation plus structurée, participative et durable de la ressource hydrique à l’échelle communale.
La préfecture de Yoto amorce une évolution significative dans la gestion locale de l’eau. À Tabligbo, les acteurs institutionnels, communautaires et techniques ont engagé le processus devant conduire à la mise en place de l’Organe local de gestion de l’eau (OLGE), une instance appelée à structurer la concertation autour de la ressource hydrique dans les communes concernées.
Une gouvernance locale en construction
Ce dispositif s’inscrit dans le cadre du projet « Gestion intégrée des ressources en eau dans le bassin du Mono » (GIRE-MONO II), qui promeut une approche coordonnée de la gestion de l’eau à l’échelle territoriale.
Le mécanisme en cours de déploiement vise à associer l’ensemble des parties prenantes : services techniques de l’État, collectivités territoriales, chefferies traditionnelles, organisations de la société civile et usagers. L’objectif est de poser les bases d’un cadre institutionnel capable de structurer les décisions liées à l’usage, à la protection et à la répartition des ressources hydriques.
Concertation des acteurs et gestion des usages
Les échanges tenus à Tabligbo ont permis d’aborder les enjeux liés à l’accès à l’eau, à sa disponibilité et à sa préservation. Les participants ont également été sensibilisés au rôle attendu de l’OLGE, conçu comme un espace de coordination entre usagers.
Cette instance devra notamment contribuer à la prévention des conflits d’usage, au renforcement de la protection des ressources et à l’accompagnement des initiatives locales en matière de gestion durable de l’eau.
Dans un contexte marqué par des pressions croissantes sur les ressources hydriques, cette approche participative vise à instaurer des mécanismes de régulation plus proches des réalités locales.
Vers une gestion intégrée des ressources hydriques
Le projet GIRE-MONO II s’appuie sur une logique de gestion intégrée des ressources en eau, qui cherche à concilier besoins des populations, développement socio-économique et préservation des écosystèmes.
Cette orientation s’inscrit dans les principes du code de l’eau et dans une dynamique plus large de renforcement de la gouvernance environnementale au niveau local.
Au-delà de la seule préfecture de Yoto, cette démarche est présentée comme un modèle susceptible d’être étendu à d’autres territoires confrontés à des enjeux similaires.
Une dynamique portée par les acteurs locaux
À l’issue des échanges, un comité ad hoc a été mis en place afin d’accompagner les prochaines étapes du processus et de préparer l’installation effective de l’OLGE.
Les autorités locales ont insisté sur l’importance de la mobilisation communautaire. Les responsables municipaux ont rappelé que la gestion durable de l’eau dépend également de l’implication des populations dans les pratiques quotidiennes d’utilisation et de préservation de la ressource.
Les acteurs du projet ont, de leur côté, souligné la nécessité de considérer l’eau comme une ressource limitée, nécessitant une gestion rigoureuse et collective.
Une étape vers une gouvernance territoriale de l’eau
La mise en place progressive de l’OLGE dans le bassin du Mono traduit une évolution vers une gouvernance plus décentralisée des ressources naturelles.
En structurant les interactions entre usagers et institutions, ce dispositif ambitionne de renforcer la résilience des territoires face aux enjeux liés à l’eau, tout en améliorant la coordination des interventions locales.
La Rédaction

