Transition politique majeure après dix ans de gouvernance Talon
Le Bénin s’apprête à vivre une étape décisive de sa vie politique avec la fin officielle des deux mandats du président Patrice Talon. À la veille de la passation de pouvoir, le chef de l’État sortant a adressé un message d’adieu à la nation, saluant une décennie qu’il décrit comme marquée par des réformes structurelles et une modernisation de l’État.
Dans un contexte institutionnel désormais tourné vers l’avenir, Romuald Wadagni, élu à la présidentielle avec un score largement majoritaire, doit prêter serment le 24 mai, ouvrant une nouvelle page de la gouvernance béninoise.
Un message d’adieu marqué par le bilan et la gratitude
Dans sa déclaration publique, Patrice Talon a exprimé sa reconnaissance envers les citoyens béninois, mettant en avant les transformations engagées durant ses dix années au pouvoir.
« Je voudrais vous remercier de tout cœur et vous dire combien je suis fier du chemin exigeant que nous avons parcouru », a-t-il déclaré, évoquant les réformes institutionnelles, les chantiers d’infrastructures et les efforts de consolidation de l’État.
Ce message intervient à quelques jours de la transmission officielle du pouvoir au président élu, Romuald Wadagni.
Une décennie de réformes et de transformations contestées
Arrivé au pouvoir en 2016, Patrice Talon a engagé une série de réformes économiques, administratives et institutionnelles qui ont profondément redessiné le fonctionnement de l’État béninois. Plusieurs partenaires internationaux ont salué les performances économiques enregistrées durant cette période.
Cependant, son bilan reste critiqué par une partie de l’opposition et certaines organisations de la société civile, notamment en raison des restrictions politiques dénoncées au cours de son mandat et de réformes constitutionnelles intervenues en fin de décennie.
Wadagni, une investiture sous haute attention le 24 mai
La Cour constitutionnelle a validé l’élection de Romuald Wadagni avec 94,27 % des suffrages exprimés et un taux de participation de 63,57 %, confirmant une victoire nette du candidat de la majorité.
Son investiture, prévue le 24 mai, marque la quatrième alternance présidentielle depuis la Conférence nationale de 1990. Elle intervient dans un climat de continuité institutionnelle mais aussi d’attentes fortes sur les orientations du nouveau pouvoir.
Le président sortant a adressé ses vœux de réussite à son successeur, appelant à la poursuite de la dynamique de développement engagée.
La Rédaction

