Une fonction rétablie mais toujours sans titulaire
Le poste de vice-président au Cameroun a été réintroduit le 4 avril 2026 à la suite d’un vote de révision constitutionnelle du Parlement réuni en congrès à Yaoundé. La loi a ensuite été promulguée le 14 avril 2026 par le président Paul Biya.
Le poste, réintroduit dans l’architecture institutionnelle du Cameroun à la suite de la promulgation du cadre juridique correspondant, n’a toujours pas été pourvu. Aucune nomination officielle n’a été annoncée depuis l’entrée en vigueur du dispositif, laissant la fonction en suspens.
Cette situation intervient dans un contexte politique dominé depuis plusieurs décennies par le président Paul Biya, autour duquel s’organisent désormais de nombreuses spéculations relatives à la succession.
Un dispositif institutionnel encore inachevé
La réintroduction de la vice-présidence s’inscrit dans une réorganisation plus large des équilibres institutionnels, destinée en principe à renforcer la continuité de l’État en cas de vacance du pouvoir.
Mais en l’absence de nomination, le dispositif reste incomplet dans sa mise en œuvre. Aucun calendrier officiel n’a été communiqué et les autorités n’ont pas précisé les modalités de désignation du futur titulaire.
Un silence politique porteur de spéculations
Ce vide institutionnel alimente les commentaires au sein de la classe politique et des cercles proches du pouvoir. Plusieurs hypothèses circulent, évoquant aussi bien des figures du sérail que des profils technocratiques susceptibles d’occuper la fonction.
Dans un système politique marqué par une forte centralisation du pouvoir, l’absence de désignation pour un poste stratégique ravive les interrogations sur les équilibres internes et les dynamiques de succession.
Une question de succession de plus en plus présente
Sans annonce officielle ni indication sur un calendrier de nomination, la question de la succession présidentielle revient progressivement au centre des analyses politiques, dans un contexte où la longévité du chef de l’État alimente de longue date les spéculations.
Le poste de vice-président, conçu comme un outil de stabilisation institutionnelle, demeure à ce stade une fonction théorique, dont la portée dépendra des prochaines décisions de la présidence.
La Rédaction

