Un scrutin fixé au 31 mai après un léger décalage
Les élections législatives en Guinée se tiendront finalement le 31 mai 2026, selon la Direction générale des élections (DGE). Initialement prévues pour le 24 mai, elles ont été reportées d’une semaine à la suite de consultations avec des responsables religieux, afin de tenir compte des principales célébrations religieuses, notamment la Pentecôte et la Tabaski.
Une phase de validation centralisée des candidatures
La DGE a rendu publics les résultats provisoires du processus de validation des candidatures. Au total, 28 partis politiques avaient déposé des listes pour le scrutin proportionnel à l’échelle nationale. Parmi eux, 21 formations ont été retenues à ce stade, tandis que les autres ont vu leurs dossiers rejetés ou jugés incomplets.
Le processus a été encadré par une commission nationale de validation appuyée par des structures locales réparties dans les 375 communes du pays. Selon la DGE, ces instances locales n’avaient toutefois pas compétence pour rejeter des candidatures, leur rôle étant limité à la collecte et à la transmission des dossiers vers le niveau central.
Des critères stricts de sélection
L’examen des dossiers a reposé sur plusieurs exigences administratives et politiques : conformité des pièces d’identité, authenticité des actes d’état civil, respect du quota légal de 30 % de femmes sur les listes, paiement de la caution électorale et investiture formelle par les partis politiques.
Dans le cadre des scrutins uninominaux et plurinominaux, 150 candidatures ont été enregistrées dans 50 circonscriptions. Parmi elles, 109 ont été validées, soit un taux de rejet de 27 %, selon les chiffres communiqués par l’administration électorale.
Une représentation féminine encore limitée
Les données publiées par la DGE font également apparaître une participation féminine encore minoritaire, mais en progression relative. Sur l’ensemble des candidatures retenues, 31 % sont des femmes, contre 69 % d’hommes, malgré l’existence d’un quota légal destiné à renforcer la représentation féminine sur les listes.
Une architecture électorale incluant la diaspora
Le dispositif électoral guinéen prévoit également quatre circonscriptions dédiées aux citoyens établis à l’étranger, réparties entre l’Afrique, l’Europe, l’Asie et l’Amérique. Cette configuration vise à intégrer la diaspora dans la représentation nationale, conformément aux dispositions constitutionnelles et au Code électoral.
Une étape encore provisoire avant validation judiciaire
Les listes publiées restent provisoires. Elles seront transmises à la Cour suprême pour validation finale, tandis que les candidats disposent d’un délai de 48 heures pour introduire un recours après publication officielle.
Cette phase intermédiaire constitue une étape clé du processus électoral, dans un contexte où les enjeux de représentativité, de transparence et de compétition politique restent étroitement surveillés.
La Rédaction

