En ce mois de Ramadan, la Tunisie a intensifié ses mesures de régulation des prix et de lutte contre le trafic de stupéfiants, annonçant un dispositif permanent et non saisonnier. L’objectif affiché par les autorités est de protéger le pouvoir d’achat des ménages tout en sécurisant la jeunesse face aux réseaux criminels.
Les brigades de contrôle économique veillent désormais à prévenir toute hausse illicite des prix, notamment pour le pain et les produits de première nécessité. Selon le gouvernement, cette surveillance continue marque une rupture avec les opérations ponctuelles traditionnellement menées avant le mois de jeûne, et s’inscrit dans une politique durable de régulation des marchés.
Parallèlement, la lutte antidrogue est intensifiée. Les services douaniers ont récemment intercepté plusieurs dizaines de kilogrammes de cocaïne au poste frontalier de Ras Jedir, à la frontière tuniso-libyenne. Ces saisies soulignent l’ampleur des réseaux criminels transnationaux et la nécessité d’une vigilance constante. Le président Kaïs Saïed a réaffirmé sa politique de « tolérance zéro » envers le trafic de stupéfiants, considéré comme une menace directe pour la jeunesse et la stabilité nationale. Le Parlement envisage également le durcissement des sanctions, notamment contre les trafiquants opérant à proximité des écoles, afin de sécuriser l’espace éducatif.
Cette double approche — surveillance économique et sécurité publique — illustre la vision du gouvernement : garantir l’accès équitable aux biens essentiels, tout en protégeant les citoyens des influences criminelles. Selon les autorités, ces mesures sont conçues pour durer, contribuant à consolider la stabilité sociale et à renforcer la confiance dans les institutions tunisiennes.
La Rédaction

