Le Maroc se trouve confronté à une double urgence : s’adapter aux effets croissants du changement climatique tout en consolidant son autonomie économique. Un rapport conjoint du Haut-Commissariat au Plan et de l’Organisation internationale du travail alerte sur la vulnérabilité de secteurs stratégiques comme les services et le bâtiment et insiste sur la nécessité de créer des emplois verts pour protéger travailleurs et entreprises.
Les experts recommandent une stratégie nationale intégrée qui combine formation professionnelle, reconversion écologique et protection sociale. L’objectif : anticiper les transformations du marché du travail et renforcer la résilience économique, tout en sécurisant les services publics essentiels — transports, protection civile, infrastructures touristiques — face aux catastrophes naturelles.
Le secteur du bâtiment, en particulier, représente un potentiel important pour les emplois verts, avec plus de 60 % de ses postes directement liés à l’économie écologique. Les entreprises et travailleurs doivent pouvoir s’adapter aux normes de construction durable et contribuer à réduire l’empreinte carbone nationale.
Au-delà de l’emploi, le rapport souligne l’importance de réduire la dépendance aux importations. Les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, accentuées par les crises climatiques, montrent l’urgence de développer des chaînes locales résilientes, d’encourager l’achat direct auprès des producteurs marocains et de sécuriser l’approvisionnement en énergie, alimentation et biens industriels.
Face à ces défis, le Maroc est invité à transformer la contrainte climatique en opportunité économique : créer des emplois verts, protéger ses citoyens et ses secteurs vitaux, et renforcer une souveraineté économique durable, capable de résister aux aléas climatiques et aux turbulences globales.
La Rédaction

