Après des mois d’exil, des milliers de Soudanais reprennent le chemin de Khartoum, désormais reprise par les forces armées nationales. Parmi eux, Jamal Ahmed, revenu d’Égypte deux semaines plus tôt, découvre une capitale meurtrie, vidée de son souffle vital.
« Ma maison a été pillée, le quartier est malade et désespéré. Il n’y a plus d’eau, plus d’électricité, mais j’ai choisi de rentrer. Au moins, je mourrai ici, chez moi », confie-t-il avec une résignation douloureuse.
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Une capitale sans repères ni services
Depuis la reprise partielle de Khartoum, la vie peine à reprendre ses droits. L’administration est quasi absente, les infrastructures publiques sont à l’arrêt et les habitants doivent se débrouiller dans un chaos quotidien. Les files d’attente pour quelques litres d’eau se mêlent à la peur d’un retour des combats, tandis que les marchés fonctionnent au ralenti.
Un retour massif, mais sans espoir immédiat
Fin juillet, environ 1,5 million de réfugiés avaient choisi de rentrer au Soudan. Mais beaucoup reviennent les mains vides, sans ressources, dans des quartiers dévastés où règnent la faim et la désolation. En tout, plus de 12 millions de Soudanais ont été contraints de fuir leur foyer depuis le déclenchement du conflit en avril 2023, opposant les forces armées soudanaises (FAS) aux Forces de soutien rapide (FSR).
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Le Kordofan sous les bombes
Dans les régions du centre et du sud, notamment au Kordofan, les affrontements s’intensifient. Les infrastructures électriques et hydrauliques y sont régulièrement visées, plongeant des milliers de familles dans une situation humanitaire critique. Les organisations locales tirent la sonnette d’alarme : sans aide internationale rapide, la famine et les épidémies risquent de s’étendre dans les zones rurales déjà coupées du reste du pays.
Un pays brisé qui cherche son souffle
La guerre civile a vidé le pays de ses forces vives, détruit son économie et fragmenté son tissu social. Pourtant, malgré la douleur et la peur, des hommes et des femmes comme Jamal Ahmed décident de rentrer, mus par un seul espoir : reconstruire leur vie sur les ruines de la guerre.
La Rédaction

