Le 6 octobre 2025, le président malgache Andry Rajoelina a nommé le général Ruphin Fortunat Zafisambo au poste de Premier ministre, succédant à Christian Ntsay, dont le gouvernement avait été dissous la semaine précédente après d’importantes manifestations populaires. Cette nomination intervient dans un contexte de tensions sociales sévères, avec des coupures d’eau et d’électricité, des protestations contre la corruption et une jeunesse mobilisée sous la bannière de la Génération Z.
Qui est le Général Ruphin Fortunat Zafisambo ?
Le général Ruphin Fortunat Dimbisoa Zafisambo est un militaire de carrière, diplômé de l’Académie militaire d’Antsirabe en 1991, avec une formation complémentaire en France et en Algérie. Avant sa nomination, il était directeur du cabinet militaire du Premier ministre. Le président Rajoelina le décrit comme un homme « intègre, rapide dans le travail et à l’écoute ».
Contexte de la crise
Les manifestations, débutées le 25 septembre 2025 à Antananarivo, ont été déclenchées par des coupures récurrentes d’eau et d’électricité. Elles se sont rapidement étendues pour dénoncer la pauvreté, la corruption et l’inefficacité du gouvernement. Les jeunes, regroupés dans le mouvement Génération Z, exigent la démission du président et des réformes politiques.
Selon l’ONU, au moins 22 personnes ont perdu la vie depuis le début des manifestations, tandis que le gouvernement conteste ces chiffres.
Les défis du nouveau Premier ministre
Le général Zafisambo dispose d’un délai de six mois pour démontrer son efficacité. Sa mission principale est de restaurer l’ordre, améliorer les conditions de vie et regagner la confiance de la population, dans un climat social tendu avec des manifestations toujours en cours dans plusieurs villes.
Réactions et perspectives
La nomination du général est perçue par certains comme une tentative de militarisation du pouvoir, tandis que d’autres y voient une réponse pragmatique face à la crise. Les jeunes de la Génération Z restent déterminés et ont promis de poursuivre leur lutte jusqu’à la démission du président.
La situation à Madagascar reste incertaine, et l’avenir politique dépendra de la capacité du nouveau gouvernement à répondre aux attentes des citoyens et à apaiser les tensions sociales croissantes.
La Rédaction

