À Sokodé, les champs vivent au rythme imprévisible du ciel. La saison agricole 2025 est marquée par des pluies irrégulières, alternant sécheresse prolongée et épisodes d’eau abondante, qui transforment chaque journée de travail en un défi constant.
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Les premières pluies, tombées tardivement en juin, ont retardé le semis et fragilisé certaines cultures. Le maïs, les haricots et le mil se développent de manière inégale : les parcelles semées tôt montrent une croissance vigoureuse, tandis que celles plantées plus tard peinent à s’épanouir, leurs feuilles jaunissant face au stress hydrique.
Ces derniers jours, les averses se sont intensifiées, parfois au point de menacer les jeunes pousses. Les cultures sensibles à l’excès d’eau, comme les haricots, commencent à subir des pertes, alors que le maïs résiste mieux aux variations climatiques.
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Malgré ces incertitudes, il reste un espoir pour la saison. Chaque pluie, même brutale, nourrit le sol et peut contribuer à améliorer le rendement de certaines parcelles. Pour l’instant, la campagne est jugée « moyenne », mais le moindre changement météorologique peut rapidement inverser la situation.
À Sokodé, travailler la terre est un exercice de vigilance et d’adaptation. Les agriculteurs observent le ciel, ajustent leurs pratiques et attendent le bon moment pour tirer le meilleur parti d’une météo parfois imprévisible. La saison 2025 restera gravée comme celle où le climat a tenu les rênes des champs.
La Rédaction

