Dans la Corne de l’Afrique, la route migratoire vers la péninsule arabique devient de plus en plus risquée. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a rapporté que les mouvements de migrants ont fortement augmenté au cours du premier semestre 2025, malgré la hausse des décès et des disparitions le long de la Route de l’Est.À Djibouti, le plus grand nombre de victimes a été recensé dans le désert d’Obock, en raison de la chaleur extrême et des débarquements forcés. Les femmes et les jeunes filles ont été particulièrement exposées, leur nombre ayant plus que doublé dans cette zone. Cette situation rappelle les défis rencontrés par les migrants africains sur d’autres routes, comme celle reliant le Sahel à l’Amazonie, où les parcours sont souvent invisibles et mal documentés.À lire aussi : Du Sahel à l’Amazonie. Les chemins invisibles de la migration africaine.Ce rapport survient après un tragique incident au large du Yémen, où plus de 60 migrants se sont noyés lorsque le bateau qui transportait environ 157 personnes a chaviré par mauvais temps. Les autorités éthiopiennes ont, à plusieurs reprises, alerté sur le fait que l’immigration clandestine et la traite des êtres humains détruisent des vies et constituent une menace croissante pour la sécurité nationale.
La Rédaction

