Au moins neuf civils ont été tués et plusieurs autres enlevés dans l’État de Zamfara, au nord-ouest du Nigeria, vendredi dernier, dans une nouvelle attaque attribuée à des groupes armés qualifiés de “bandits” par les autorités. Selon des sources locales, les assaillants ont surgi dans la nuit, semant la panique parmi les habitants avant de prendre la fuite avec plusieurs otages.
La région, déjà meurtrie par des années de violences, s’enfonce un peu plus dans l’insécurité. Pillages, enlèvements contre rançon, assassinats ciblés : les exactions se multiplient depuis plus d’une décennie, alimentées par la faiblesse de l’État, la prolifération des armes, et des rivalités communautaires.
Les routes, désormais trop risquées, ont isolé de nombreux villages. Dans certains cas, les habitants n’ont d’autre choix que de fuir, rejoignant les dizaines de milliers de déplacés internes qui tentent de survivre dans des conditions précaires.
Malgré plusieurs offensives militaires, la situation reste hors de contrôle. En juin dernier, plus d’une centaine de criminels armés avaient été tués lors d’une opération conjointe menée par les forces locales et l’armée. Mais le chef du redouté gang, Bello Turji, accusé de multiples atrocités, avait une fois de plus échappé à la capture.
À l’heure actuelle, les autorités nigérianes ne parviennent toujours pas à enrayer cette spirale de violence. Les habitants, eux, vivent au rythme de la peur, entre silence des autorités et sentiment d’abandon.
La Rédaction

