Le ministère gambien chargé des Ressources Foncières, sous la direction de l’Honorable Hamat N.K. Bah, vient d’annoncer une série de mesures vigoureuses pour mettre fin aux arnaques perpétrées par certains agents immobiliers dans le pays. Ces derniers seraient responsables d’un préjudice financier évalué à plus de 500 millions de dalasis, affectant aussi bien des particuliers que des institutions publiques.
Lors d’une intervention à Mansa Kunda, le ministre a déploré l’absence prolongée de contrôle sur ce secteur, laissant le champ libre à des pratiques douteuses comme les fausses ventes, les locations fictives ou encore la vente de terrains inexistants. Si une partie des agents exerce honnêtement, d’autres exploitent la méconnaissance et la confiance des acheteurs, souvent vulnérables.
Pour enrayer ce phénomène, un nouveau cadre juridique est en préparation. Ce texte prévoit l’obligation pour toutes les agences immobilières de s’enregistrer officiellement et de respecter des critères stricts en matière de transparence et d’éthique professionnelle. Cette initiative s’inscrit dans un projet plus large visant à moderniser la gestion des terres en Gambie.
Parmi les avancées attendues, le projet intègre la digitalisation complète des enregistrements fonciers, avec le soutien de partenaires internationaux comme la Banque Mondiale. Cette innovation permettra aux citoyens de vérifier facilement la légitimité des titres fonciers et d’éviter les fraudes.
Autre point majeur : la nouvelle politique foncière entend corriger les inégalités de genre qui perdurent dans l’accès à la propriété. Dans plusieurs communautés, les femmes sont encore exclues du droit d’hériter ou d’acquérir des terrains. La réforme vise à garantir à toutes un accès égal aux ressources foncières.
Par ailleurs, pour accélérer le règlement des conflits liés à la terre, le gouvernement mettra en place un tribunal spécialisé, accompagné de mécanismes de médiation rapide. Ces mesures devraient mettre fin à l’attente parfois interminable pour obtenir justice en matière foncière.
Avec le soutien du président Adama Barrow, cette offensive législative marque une étape décisive vers un secteur immobilier plus sûr et transparent, au bénéfice de tous les Gambiens.
La Rédaction

