La première journée s’achève sans élection
Mercredi 7 mai 2025, à 21 heures précises, les regards tournés vers la chapelle Sixtine ont vu s’échapper une fumée noire. Ce signal traditionnel et hautement symbolique indique qu’aucun pape n’a été élu lors du premier scrutin du conclave. Les 133 cardinaux électeurs, réunis dans le plus grand secret au Vatican, n’ont pas atteint la majorité des deux tiers nécessaire – soit 89 voix – pour désigner le successeur de François, décédé le 21 avril dernier à l’âge de 88 ans.
Une issue attendue pour une première journée
L’absence d’élection dès le premier tour ne constitue en rien une surprise. Dans l’histoire récente de l’Église, les conclaves nécessitent généralement plusieurs scrutins. Jean-Paul II fut élu au huitième vote en 1978 ; Benoît XVI, au quatrième en 2005. Le pape François, quant à lui, avait été choisi dès le cinquième tour en 2013. Le conclave de 2025 s’inscrit dans cette continuité.
Un conclave historiquement diversifié
Ce conclave rassemble 133 cardinaux électeurs venus de 70 pays, ce qui en fait le plus international de l’histoire. Une majorité d’entre eux ont été nommés par François, accentuant l’attente d’un profil en continuité avec son pontificat. Les délibérations se déroulent dans une stricte confidentialité : les cardinaux ont prêté serment de silence et sont coupés du monde extérieur.
Des noms émergent déjà
Si aucun résultat officiel n’est divulgué, plusieurs observateurs citent deux figures marquantes parmi les papabili :
– Pietro Parolin, cardinal italien et actuel secrétaire d’État du Saint-Siège, qui incarne la continuité diplomatique du Vatican.
– Luis Antonio Tagle, cardinal philippin, figure pastorale proche des orientations du pape François, réputé pour sa proximité avec les communautés chrétiennes d’Asie.
Toutefois, rien n’indique qu’un favori s’imposera sans négociations internes prolongées. Le processus de discernement reste ouvert.
Des milliers de fidèles sur la place Saint-Pierre
Sur la place Saint-Pierre, malgré la fraîcheur du soir, plusieurs milliers de fidèles et de journalistes ont assisté à la fumée noire. Ce rituel, toujours aussi émouvant, continue de rythmer les espoirs d’une Église universelle en quête de cap. Les prochains scrutins auront lieu ce jeudi 8 mai, avec potentiellement deux votes le matin et deux autres l’après-midi.
Prochain rendez-vous : une fumée blanche à surveiller
Les regards resteront tournés vers la cheminée de la chapelle Sixtine, seul lien visible entre les murs du conclave et le reste du monde. La prochaine fumée blanche sera le signal de l’élection du 267e pape de l’Église catholique.
La Rédaction

