Le Ghana amorce un changement stratégique dans son secteur agricole en lançant la production locale de semences de riz. Cette initiative, portée par un partenariat avec une entreprise coréenne, vise à réduire la dépendance aux importations et à renforcer l’autonomie des producteurs locaux.
Des essais prometteurs à Dawenya
Dans le cadre de sa politique agricole, le gouvernement ghanéen a initié un projet pilote à Dawenya, près d’Accra, en collaboration avec KOPIA (Korea Programme on International Agriculture), une entreprise coréenne spécialisée dans la production de semences. Cette première phase a déjà donné des résultats encourageants, selon le ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture, Eric Opoku, qui s’est rendu sur le site pour constater l’évolution du projet.
KOPIA a fait don de 300 tonnes de semences de riz au gouvernement, qui seront mises à la disposition des riziculteurs. Bien que cette quantité soit encore modeste pour couvrir l’ensemble des besoins nationaux, les autorités assurent que des mesures seront prises pour renforcer la production dans les années à venir.
Une étape décisive vers l’autosuffisance
L’un des principaux atouts de ces semences est leur capacité à offrir un bon rendement en un cycle court : en seulement cinq mois, les premières plantations ont produit jusqu’à 5 tonnes de riz par hectare. Un atout majeur pour le développement du secteur rizicole ghanéen, qui cherche à réduire sa dépendance aux importations.
Le ministre Eric Opoku a souligné que l’expansion de cette initiative reste une priorité. À terme, la production locale de semences permettra non seulement de couvrir les besoins des riziculteurs du pays, mais aussi de favoriser une agriculture plus compétitive et résiliente.
Un enjeu économique et alimentaire
La production locale de semences de riz est une avancée stratégique pour le Ghana. En réduisant sa facture d’importation et en renforçant la capacité de production des agriculteurs, le pays franchit une étape vers une plus grande souveraineté alimentaire.
Si l’initiative porte ses fruits, elle pourrait transformer le secteur rizicole et inspirer d’autres pays de la région à adopter une approche similaire pour assurer leur sécurité alimentaire. L’enjeu est de taille : garantir aux agriculteurs des semences de qualité, adaptées aux réalités locales, et bâtir un secteur agricole plus robuste et indépendant.
La Rédaction

