Un changement de direction se profile au sein de l’administration intérimaire du Tigré. Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a annoncé la nomination prochaine d’un nouveau président pour cette région du nord du pays, secouée par des tensions internes depuis plusieurs mois.
Dans un message diffusé récemment, Abiy Ahmed a souligné la nécessité de prolonger d’un an le mandat du gouvernement intérimaire, initialement mis en place après l’accord de paix de Pretoria. Cette prolongation intervient alors que des divergences au sein du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) fragilisent la gouvernance régionale.
Getachew Reda, actuel président de l’administration intérimaire, se trouve progressivement marginalisé, notamment en raison de critiques émanant de Debretsion Gebremichael, figure de premier plan du TPLF. Face à cette impasse, le Premier ministre éthiopien a lancé un appel à candidatures pour désigner un nouveau dirigeant, sans préciser de calendrier exact pour cette transition.
La guerre au Tigré, qui a opposé les forces fédérales aux rebelles tigréens entre 2020 et 2022, a laissé des séquelles profondes. Bien que les combats aient cessé, la région demeure confrontée à d’importants défis, notamment le retour des populations déplacées et la mise en œuvre effective des engagements pris lors des négociations de paix.
Ce remaniement à la tête du Tigré sera-t-il un levier pour stabiliser la région ou un nouvel épisode d’une crise politique qui peine à se résorber ? Les semaines à venir apporteront des éléments de réponse.
La Rédaction

