Le Nigeria fait face à une grave recrudescence de la diphtérie, une infection bactérienne hautement contagieuse. Selon le Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC), 1 319 décès ont été enregistrés entre mi-2022 et début 2025, révélant d’importantes failles dans la couverture vaccinale.
Le bilan s’alourdit avec 42 642 cas suspects recensés dans 37 États et 350 zones de gouvernement local. Parmi eux, 25 812 cas ont été confirmés, tandis que 5 470 restent non classés. La maladie frappe particulièrement les États du nord du pays, notamment Kano, Yobe, Katsina, Bauchi, Borno, Kaduna et Jigawa, qui concentrent 96,3 % des cas suspects.
Des mesures en place, mais des obstacles persistants
Face à cette crise, le NCDC a déployé plusieurs stratégies : renforcement de la surveillance, campagnes de vaccination massives et communication sur les risques. Cependant, la lutte contre l’épidémie est entravée par plusieurs défis majeurs :
•Faible taux de positivité aux tests, ce qui complique le diagnostic précis des cas.
•Dépendance aux seuls symptômes cliniques, rendant l’identification des malades moins fiable.
•Manque de réactifs et de matériel de test, freinant une détection rapide et efficace.
Alors que la diphtérie continue de se propager, les autorités sanitaires insistent sur l’importance de la vaccination pour protéger les populations vulnérables et éviter une catastrophe sanitaire encore plus grave.
La Rédaction

