Le gouvernement togolais finalise une nouvelle Politique Nationale de l’Industrie (PNI), conçue pour insuffler un nouvel élan au secteur manufacturier et renforcer son rôle dans l’économie nationale. Portée par le Ministère de l’Industrie et de la Promotion des Investissements, en collaboration avec le Ministère du Plan et le Tony Blair Institute for Global Change, cette stratégie s’inscrit dans la vision ambitieuse Togo Industriel 2040.
Un double objectif : compétitivité et emploi
L’enjeu principal est de transformer structurellement l’appareil productif, en valorisant les ressources locales, en augmentant la compétitivité des exportations et en luttant contre le chômage, notamment des jeunes. Pour y parvenir, la PNI repose sur deux piliers stratégiques :
1. La création de pôles industriels spécialisés, destinés à structurer des chaînes de valeur compétitives.
2. Le renforcement des infrastructures et des services transversaux, notamment l’accès à une énergie fiable, la formation professionnelle et l’innovation technologique.
Une feuille de route affinée avec les acteurs du secteur
Un atelier de validation, organisé le 27 février 2025 à Lomé, a permis d’affiner le document en intégrant des priorités comme la transition écologique, l’économie circulaire et la création d’emplois décents. Ces ajustements, issus de consultations avec des experts et des opérateurs économiques, ouvrent la voie à un lancement opérationnel imminent.
Un cadre de mise en œuvre structuré
Pour garantir son efficacité, la PNI s’accompagnera d’une feuille de route quinquennale, précisant les réformes à engager, les investissements à mobiliser et les mécanismes de suivi. Une attention particulière sera portée à l’attraction des capitaux étrangers et à la modernisation des infrastructures logistiques, considérées comme des leviers essentiels pour l’émergence industrielle du pays.
Une ambition claire pour 2030
Avec cette nouvelle politique, le Togo vise à porter la part de l’industrie à 25 % du PIB d’ici 2030, contre moins de 20 % actuellement, tout en s’adaptant aux exigences des accords commerciaux régionaux et internationaux.
La Rédaction

