Avec une dette frôlant 100% du PIB, le tandem formé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, à la tête du Sénégal, se trouve dans une position financière délicate. L’économie sénégalaise, en proie à un endettement croissant, ne dispose que de faibles marges de manœuvre pour réaliser ses promesses électorales, telles que la réduction du coût de la vie et la lutte contre le chômage des jeunes.
Dans ce contexte, les autorités se tournent résolument vers les hydrocarbures et les mines pour redresser la barre. Le pays mise sur l’exploitation du pétrole, du gaz et des ressources minières pour renforcer son budget et éviter une crise majeure.
Le secteur pétrolier semble offrir des perspectives. En 2024, la production de pétrole de Sangomar a dépassé les attentes, atteignant 16,9 millions de barils, générant près de 950 millions de dollars de revenus. Le Sénégal, avec des réserves gazières telles que le projet Grand Tortue Ahmeyim, cherche à maximiser les retombées financières pour réduire le coût des carburants et de l’électricité, tout en prévoyant d’augmenter la production de pétrole à 30 millions de barils et celle de gaz naturel liquéfié à 1,2 million de tonnes.
Cependant, les contrats miniers et pétroliers signés sous l’ère de l’ex-président Macky Sall ne sont pas à la hauteur des attentes des autorités actuelles. C’est pourquoi une commission a été mise en place pour renégocier 27 contrats, notamment dans les secteurs du pétrole et des mines. Le gouvernement sénégalais cherche ainsi à optimiser les retombées économiques pour le pays, en espérant une redistribution des profits plus équitable.
Le Sénégal mise également sur une diversification de son économie, avec des projets comme la création d’une cité pétrochimique et des bases logistiques pour renforcer le secteur pétrolier régional. Ce tournant vers les hydrocarbures pourrait s’avérer être un pari crucial pour le futur économique du pays.
La Rédaction

