Friedrich Merz, futur chancelier allemand, a surpris en annonçant une rupture nette avec la politique étrangère traditionnelle de l’Allemagne. Dès l’issue des élections législatives, il a affirmé la nécessité pour l’Europe de s’émanciper militairement des États-Unis, mettant en doute l’avenir de l’OTAN.
Face à une Amérique de Donald Trump jugée indifférente au sort européen, Merz plaide pour une défense autonome du continent. Son discours marque un tournant historique dans les relations transatlantiques, un repositionnement stratégique qui pourrait bouleverser l’équilibre des alliances. L’Allemagne, traditionnellement prudente sur la scène internationale, semble prête à jouer un rôle plus affirmé.
Malgré son soutien militaire à l’Ukraine, Berlin exclut pour l’instant l’envoi de troupes, bien que cette position puisse évoluer. Ce revirement intervient alors que la France et le Royaume-Uni intensifient leurs efforts diplomatiques à Washington, tandis que l’Europe, prise entre pressions russes et incertitudes américaines, cherche une nouvelle voie.
La Rédaction

