La réunion des ministres des Affaires étrangères du G20, qui s’est tenue à Johannesburg, a offert une tribune au président sud-africain Cyril Ramaphosa pour plaider en faveur du multilatéralisme. Il a insisté sur l’importance du droit international et de la coopération entre nations pour résoudre les crises mondiales, notamment la guerre en Ukraine et le changement climatique.
L’absence du secrétaire d’État américain Marco Rubio, justifiée par un désaccord avec les priorités de l’Afrique du Sud sur la diversité et le climat, a laissé le champ libre à la Russie et à la Chine. Cette défection illustre le désengagement des États-Unis sous l’administration Trump vis-à-vis des institutions internationales, comme le souligne Foreign Policy.
Pour Pretoria, qui assure cette année la présidence du G20, l’enjeu est de porter la voix des pays en développement. Cependant, son programme risque d’être éclipsé par la reconfiguration géopolitique en cours, alors que Moscou et Pékin cherchent à renforcer leur influence dans le Sud global
La Rédaction

