Au Soudan du Sud, les retards répétés dans l’application de l’accord de paix de 2018 compromettent la transition du pays vers la démocratie et la stabilité. Lors d’un forum organisé par les partis politiques avec le soutien des Nations unies, la nécessité de mettre fin à cette période transitoire a été au centre des discussions.
Initialement prévu pour aboutir à des élections en 2023, le gouvernement de transition a vu son mandat prolongé de deux ans, repoussant ainsi les scrutins à 2026. Cette prolongation suscite des inquiétudes tant au niveau national qu’international. Les observateurs et partenaires exhortent les autorités sud-soudanaises à démontrer une réelle volonté politique pour appliquer les engagements pris et assurer l’instauration d’un régime démocratique.
Le forum a insisté sur l’urgence d’achever plusieurs réformes essentielles, notamment la finalisation des dispositifs de sécurité transitoires, la rédaction d’une constitution, le financement et l’opérationnalisation des institutions électorales, ainsi que la mise en place de mécanismes judiciaires garantissant un processus électoral crédible.
La Rédaction

