Un convoi de véhicules civils escorté par des militaires maliens et des paramilitaires russes du groupe Wagner a été violemment attaqué vendredi dans le nord du Mali, près de Kobé, à environ 30 kilomètres de Gao. L’attaque, attribuée à des groupes jihadistes, a coûté la vie à une trentaine de personnes.
Une attaque ciblant des civils en plein trajet
D’après l’état-major malien, les assaillants ont attaqué un convoi composé de plusieurs dizaines de véhicules circulant dans une région où l’armée mène régulièrement des opérations contre les groupes jihadistes. Dans leur repli, les assaillants auraient sciemment pris pour cible des passagers civils, faisant 25 morts et 13 blessés. Parmi les victimes, de nombreux jeunes orpailleurs étrangers qui se rendaient vers une mine d’or de la région.
Riposte de l’armée malienne
L’armée a immédiatement lancé une opération pour traquer les auteurs de l’attaque. Selon son communiqué, les forces maliennes ont retrouvé 19 corps de combattants jihadistes et saisi plusieurs armes sur le terrain. Le convoi ciblé comprenait une dizaine de véhicules escortant un important contingent de minibus, bus et camions.
Cette embuscade s’inscrit dans un contexte de violences persistantes sur l’axe Ansongo-Gao, où les civils sont régulièrement victimes d’attaques attribuées à des jihadistes ou à des groupes armés.
Un climat sécuritaire toujours fragile
Le nord du Mali reste une zone hautement instable, malgré les opérations militaires menées par les forces maliennes. En janvier dernier, l’armée avait annoncé l’arrestation d’Abou Hach, un cadre du groupe État islamique au Grand Sahara (EIGS), accusé de nombreuses exactions et attaques dans les régions de Ménaka et Gao.
Cette nouvelle attaque illustre la persistance de la menace jihadiste et les défis sécuritaires majeurs auxquels le Mali est confronté, malgré les efforts des autorités pour stabiliser le pays.
La Rédaction

