L’Église Évangélique Presbytérienne du Togo (EEPT) traverse une période de turbulences. En cause, une décision du Bureau Exécutif (BE) imposant le renouvellement des groupes organisés sous un délai strict de deux semaines. Cette mesure, annoncée le 13 janvier 2025, suscite un vif mécontentement parmi les fidèles, déjà frustrés par le manque d’accès à la nouvelle constitution de l’église, adoptée le 30 novembre 2024 à Kpalimé.
Une décision contestée
L’annonce du BE a été perçue comme une manœuvre précipitée, alimentant des soupçons de favoritisme au sein de la gouvernance ecclésiastique. Certains fidèles y voient une tentative de protéger les intérêts individuels de certains cadres, notamment d’un pasteur dont l’âge ne lui permettrait plus d’exercer de futurs mandats.
Cette contestation intervient alors que les principales figures de l’église, dont le Modérateur, le Secrétaire synodal et un troisième membre influent, continuent d’exercer leur pouvoir malgré l’expiration de leur mandat.
Un risque de crise financière
Face à cette situation, la colère gronde parmi les fidèles. L’un d’eux prévient :
« Quand nos pasteurs pensent qu’ils sont plus rusés que les fidèles, je veux leur dire que lorsque cette crise prendra une nouvelle tournure, elle sera financière. »
Une menace à peine voilée d’un boycott des contributions financières, qui constituent un pilier essentiel du fonctionnement de l’église.
Appel à l’intervention des autorités
Devant l’escalade des tensions, des voix s’élèvent pour interpeller le ministre de l’Administration Territoriale. Certains demandent une intervention ferme afin de restaurer l’ordre et d’éviter une crise plus profonde. De son côté, le Bureau Exécutif est sommé de rétablir la confiance en garantissant plus de transparence dans sa gestion, sous peine de voir la situation dégénérer davantage.
La Rédaction

