Le Bureau national de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), sous la présidence de Jean-Pierre Fabre, a annoncé l’exclusion définitive de sept cadres du parti avec effet immédiat, à l’issue de sa session ordinaire du 20 janvier 2025.
Des exclusions pour non-respect de la ligne du parti
Réuni en session ordinaire le lundi 20 janvier 2025, le bureau de l’ANC a pris la décision d’exclure définitivement sept cadres du parti : Robert Adeblewo Kossi Olympio, Kenou Dzidzokou, Zokevo Kokou Obakou, Alphonse Agbeko Aklade, Mouhalidina Alfa-Sika, Goutante Oudanou et Jean-Jacques Sitou Messan Folly Teko. Ces derniers sont sanctionnés pour « indiscipline caractérisée et aggravée par un refus manifeste et délibéré de respecter la ligne politique et de se conformer aux décisions, directives et consignes du parti ».
Un désaccord sur les élections sénatoriales et la CENI
L’ANC reproche à certains de ses conseillers communaux et régionaux d’avoir présenté leur candidature aux élections sénatoriales malgré l’interdiction du parti. Par ailleurs, le représentant de l’ANC à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a refusé de démissionner, contrairement aux directives internes. Le parti avait en effet dénoncé « le caractère vicié et pervers des prétendues réformes politiques » en cours au Togo et exigé que ses membres n’y prennent pas part.
Une exclusion totale du parti
Selon le communiqué de l’ANC, les intéressés « sont ainsi déchus de leur qualité de militants et ne sont plus membres d’aucune instance, qu’elle soit centrale, fédérale ou associative du parti ». Ils ne peuvent donc plus représenter l’ANC sous quelque forme que ce soit et devront restituer leurs cartes de membres ainsi que tout autre bien appartenant au parti.
Une ligne politique de plus en plus radicale
Ces exclusions illustrent la fermeté de l’ANC face aux réformes constitutionnelles et institutionnelles engagées par les autorités togolaises. Le parti de Jean-Pierre Fabre s’oppose notamment à la nouvelle Constitution qui instaure la Ve République et introduit un régime parlementaire au Togo.
La Rédaction

