Le port de Mombasa, au Kenya, a récemment été le témoin d’un événement marquant dans l’histoire du commerce intra-africain. Le Nigéria a expédié sa première cargaison dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), une étape décisive pour renforcer l’intégration économique du continent.
Cette première expédition, qui a débarqué au Kenya, comprend des filaments synthétiques produits par Lucky Fibres Limited (Lush), une filiale du groupe Tolaram. L’envoi a été réalisé en vertu des accords commerciaux préférentiels de la ZLECAf, une initiative visant à faciliter les échanges entre les pays africains et à stimuler leur développement économique mutuel.
Le Bureau de coordination de la ZLECAf à Abuja a souligné l’importance de cet envoi, qui place le Nigéria au cœur de cette dynamique commerciale nouvelle. Olusegun Olutayo, expert commercial principal au Bureau, a qualifié cet événement de “triomphe pour l’Afrique”. Dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques et la fragmentation économique, il a insisté sur le rôle central de la ZLECAf pour renforcer l’accès des nations africaines à de nouveaux marchés et accroître leurs opportunités économiques. Il a également souligné que cet événement symbolise la concrétisation de la vision des pères fondateurs du continent pour une Afrique plus intégrée et prospère.
M. Olutayo a salué les réformes économiques entreprises par le président Bola Tinubu, affirmant que celles-ci avaient permis de positionner le Nigéria comme un acteur clé dans ce processus. “Les réformes économiques ont non seulement renforcé la participation du Nigéria à la ZLECAf, mais elles ont également contribué à faire progresser les objectifs de l’industrialisation et de l’intégration économique de l’Afrique”, a-t-il ajouté.
L’initiative a également mis en lumière la coopération fructueuse entre le Nigéria et le Kenya, qui incarne l’esprit même de la ZLECAf. Le Bureau de coordination de la ZLECAf a exprimé sa gratitude envers le Secrétariat de la ZLECAf, le Comité de mise en œuvre au Kenya, ainsi que les autorités fiscales kényanes, qui ont joué un rôle clé dans la réussite de cette première expédition.
Pour M. Olutayo, cette exportation représente bien plus qu’une simple transaction commerciale. Elle marque le début d’une nouvelle ère de prospérité pour l’Afrique, guidée par un commerce renforcé et un engagement à long terme en faveur de l’intégration économique. La collaboration entre le Nigéria et le Kenya est un témoignage fort de la vision commune des pays africains pour bâtir un continent uni, prospère et économiquement puissant.
La Rédaction

