Karamoko Jean-Marie Traoré, ministre burkinabè des Affaires étrangères, a récemment exposé les progrès significatifs réalisés par l’Alliance des États du Sahel (AES), une confédération fondée par le Niger, le Mali et le Burkina Faso en 2024. Cette initiative ambitieuse vise à relever les défis multiples auxquels la région est confrontée, notamment en matière de sécurité, de diplomatie et de développement.
Lors de son intervention sur la télévision nationale, M. Traoré a souligné que l’AES repose sur une vision partagée des trois présidents : le capitaine Ibrahim Traoré (Burkina Faso), le général Abderahamane Tchiani (Niger) et le général Assimi Goïta (Mali). Ces leaders ont conçu cette alliance pour renforcer la solidarité entre les États, promouvoir une intégration régionale plus poussée et restaurer la souveraineté des pays membres.
L’Alliance repose sur trois grands axes : la défense, la diplomatie et le développement. Le ministre a mis en avant l’approche inclusive et progressive de l’organisation pour répondre aux enjeux urgents de la région.
Une force unifiée pour la sécurité
L’une des avancées majeures de l’AES réside dans la création d’une force militaire unifiée. Cette armée intégrée permet désormais une coordination militaire renforcée, facilitant notamment les opérations transfrontalières. « Là où il était difficile d’agir au-delà des frontières, nous opérons maintenant dans un espace commun avec des moyens partagés », a expliqué M. Traoré, soulignant l’unification des ressources logistiques et technologiques entre les trois pays.
Une diplomatie renforcée
Sur le plan diplomatique, l’AES a établi des mécanismes de coopération étroite entre les ministères des Affaires étrangères des trois nations. Des plateformes communes permettent une concertation fluide sur les questions internationales, garantissant ainsi une voix unifiée au sein des forums régionaux et mondiaux.
Développement intégré pour un avenir commun
L’AES met également en œuvre une stratégie de développement coordonné en instaurant des commissions nationales dans chaque pays pour gérer des projets communs. Ces initiatives couvrent des secteurs essentiels tels que l’économie, les transports et les infrastructures, et permettent la mise en place d’une « administration préconfédérale » capable de répondre aux défis communs de la région.
En conclusion, le ministre a salué la diplomatie offensive du Burkina Faso sous la conduite du capitaine Ibrahim Traoré. « Nous ne sommes plus dans une posture de demandeur. Nous valorisons nos ressources, nos capacités et notre jeunesse pour imposer notre place sur la scène internationale », a-t-il conclu, évoquant des projets ambitieux dans les secteurs de l’agriculture, des énergies et des technologies, notamment l’exploration de l’énergie nucléaire.
La Rédaction

