Apres près de 14 mois de combats, L’Etat hébreu a approuvé, mardi soir, un arrêt des combats dans sa guerre avec le Hezbollah, pour lequel les Etats-Unis et la France ont œuvré depuis plusieurs semaines. L’accord est donc entré en vigueur ce mercredi 27 novembre à 4 heures, heure locale (3 heures, heure de Paris)
Dans un communiqué commun, M. Biden et son homologue français, Emmanuel Macron, ont déclaré que leurs pays allaient veiller à ce que l’accord de cessez-le-feu au Liban soit « mis en œuvre dans son intégralité et appliqué ». Ils ont assuré que cet accord « protégerait » Israël de la « menace » du Hezbollah, s’engageant à œuvrer pour le renforcement des « capacités » de l’armée libanaise et le redressement de l’économie du pays.
D’après Joe Biden, l’accord a été conçu pour donner lieu à un arrêt permanent des hostilités entre les deux parties. Il prévoit la mise en place d’une phase de soixante jours au cours de laquelle les troupes israéliennes devront évacuer le sud du Liban, où elles sont entrées à partir du 1er octobre. Parallèlement, les forces du Hezbollah devront se retirer au nord du fleuve Litani, à une vingtaine de kilomètres environ de la frontière. « Les infrastructures terroristes du Hezbollah au Sud-Liban ne seront pas autorisées à être reconstruites. Au cours des 60 prochains jours, Israël retirera progressivement ses forces restantes. Et les civils des deux côtés seront bientôt en mesure de retourner en toute sécurité dans leurs communautés .Cette déclaration reflète celle de M. Netanyahu à la suite de sa recommandation au conseil des ministres, dans laquelle il avait averti que « la durée du cessez-le-feu dépendait de ce qui se passerait au Liban ».
Le premier ministre israélien a ajouté qu’en accord avec les États-Unis, Israël conserve une totale liberté d’action militaire. « Si le Hezbollah viole l’accord et tente de s’armer, nous attaquerons. S’il tente de renouveler l’infrastructure terroriste près de la frontière, nous attaquerons ».
La pause dans les combats entre Israël et le Hezbollah n’englobe pas la guerre d’Israël à Gaza, mais Joe Biden a exprimé l’espoir que l’accord de cessez-le-feu servirait de catalyseur pour parvenir également à un accord entre Israël et le Hamas. « Tout comme le peuple libanais, le peuple de Gaza mérite un avenir de sécurité et de prospérité. Ils méritent, eux aussi, que cessent les combats et les déplacements de population », a-t-il déclaré. Le président élu Donald Trump, qui prendra ses fonctions en janvier, a déjà déclaré qu’il apporterait la paix au Moyen-Orient, mais n’a pas précisé comment.
La Rédaction

