Les événements climatiques extrêmes ont causé des destructions équivalentes à celles de la crise financière de 2008, selon une étude menée par Oxera pour la Chambre de Commerce Internationale (ICC). Cette analyse, rendue publique lors de la COP29 à Bakou, met en lumière l’impact dévastateur du changement climatique sur les économies mondiales.
L’étude a scruté près de 4.000 événements météorologiques sur une période de dix ans, affectant 1,6 milliard de personnes à travers le globe. En particulier, les deux dernières années de l’analyse ont révélé une intensification inquiétante des pertes, avec un total mondial atteignant 451 milliards de dollars, soit une augmentation de 19% par rapport aux huit années précédentes.
Les États-Unis figurent en tête des nations les plus touchées, avec des pertes estimées à 934,7 milliards de dollars entre 2014 et 2023. Viennent ensuite la Chine (267,9 milliards) et l’Inde (112 milliards). Le rapport met également en évidence la vulnérabilité des économies en développement, où un seul événement climatique extrême peut annihiler l’équivalent du produit intérieur brut annuel d’un pays.
“Le changement climatique est un défi économique immédiat, et non une menace lointaine”, a déclaré John Denton, secrétaire général de l’ICC. Il a exhorté la COP29 à agir de manière concrète et urgente, en accélérant les financements pour permettre à tous les pays de réussir leur transition vers un modèle économique bas carbone et résilient.
Ce rapport arrive à un moment critique, alors que les leaders mondiaux se réunissent en Azerbaïdjan pour la COP29, soulignant ainsi l’urgence d’une réponse mondiale coordonnée face à l’ampleur de la crise climatique.
La Rédaction

