Au premier trimestre 2024, l’Algérie a connu une hausse de ses transactions numérique de 71%, selon les informations de l’Algeria Tomorrow. La révolution digitale est donc en marche dans ce pays.
Cette année l’Algérie a amorcé un tournant décisif vers la généralisation des moyens de paiements électroniques et numériques. Les données mettent en exergue les chiffres éloquents s’agissant des paiements en lignes ou via mobile et sur les terminaux de paiement électronique via la carte bancaire.
Fin 2023, le pays totalisait plus de 53 000 terminaux électroniques dans le commerce, 16,5 millions de carte bancaire étaient en circulation et il y eu 15,3 millions de paiements sur internet. Et la tendance s’accentue sur les neuf premiers mois de 2024. Le pays aborde ainsi une étape cruciale dans l’abandon progressif des transactions en espèces.
« 2024 seulement, donc à septembre, nous avons enregistré trois millions d’opérations de paiement de proximité, 11 millions d’opérations de paiement sur internet, et 30 millions d’opérations mixtes. Le montant global est à l’ordre de 87 millions de dinar. L’ambition c’est de digitaliser l’ensemble des paiements qui se font aujourd’hui par cash. Nous travaillons sur la conversion des opérations cash en opérations électroniques, nous travaillons aussi sur l’éducation de la population de sorte qu’elle n’est plus besoin d’aller retirer de l’argent » Assia Benchabla Queirz, GIE monetic Administrator. Les solutions de paiements dématérialisées sont donc peu à peu adoptées par les Algériens. Les consommateurs y voient facilité, souplesse, et flexibilité. Et ses transactions ont tendance à ce généralisées touchant le paiement de la facture de téléphonie, d’internet, de transport et d’assurance de services administratifs ainsi que l’achat des bien.
En adoptant ses technologies financières modernes l’Algérie souhaite non seulement moderniser son infrastructure financière mais également améliorer la transparence et l’efficacité de son économie.
Reste que la confiance des consommateurs dans la sécurité des transactions demeure fragile surtout concernant la protection des données personnelles. La réussite de cette transition dépendra de la capacité des autorités à surmonter les défis liés à la sécurité des transactions, un enjeu majeur.
La Rédaction

