Environ 55% des athlètes féminines rapportent avoir été victimes d’harcèlement ou d’abus sexuels au cours de leur carrière selon une étude de la Commission Européenne. Afin de dénoncer ces violences, la rapporteuse spéciale de l’ONU Reem Alsalem met en garde contre une culture de l’injustice dans ce domaine.
Un rapport à la presse présenté par Alsalem a qualifié les risques auxquels sont confrontées les athlètes de problème grave et systématique des droits de l’homme. « Leur capacité à pratiquer des sports dans la sécurité, la dignité et l’équité a été encore plus érodée par l’intrusion d’hommes qui s’identifient comme des femmes dans diverses catégories et espaces exclusifs pour les femmes », a-t-elle déclaré. Parmi les autres formes de violence, elle a inclus la violence en ligne, la contrainte, la négligence dans le cas des mineurs, en particulier dans certains sports. “Les femmes et les jeunes filles évoluant dans le sport font face à de la violence qui s’exprime sous différentes formes : économiques, physiques, psychologiques, la contrainte, la violence en ligne, et les plus jeunes filles sont parfois victimes de négligence, dans certains sports particulièrement, comme la gymnastique”, affirme-t-elle.
Les auteurs ont été identifiés à savoir « Des entraîneurs, collègues professionnels, familles, cadres, spectateurs et décideurs politiques ». Selon elle, les États peuvent également être considérés comme des complices lorsqu’ils ne préviennent pas, ne poursuivent et ne punissent pas la violence contre les femmes et les filles dans le sport. « L’impunité favorise la culture du silence et de l’injustice », a insisté l’experte.
87 % des abus repérés sur les réseaux sociaux pendant les Jeux olympiques de Tokyo en 2021 visaient des femmes et 29 % de ces propos dégradants relevaient de sexisme selon une étude d’Oxfam France.
La Rédaction

