Au Ghana, c’est la polémique concernant la promulgation de la loi anti LGBT toujours en attente. Adoptée le 28 février 2024, plusieurs voix se prononcent sur la probable hésitation du chef de l’État de promulguer cette loi.
Ce mardi 08 octobre 2024, une manifestation pour exiger la promulgation de la loi anti-LGBT s’est tenue au Ghana.
L’adoption de cette loi est mal vu à l’international surtout par la Banque mondiale.
N’ayant toujours pas réglé sa crise de dettes, le Ghana a urgemment besoin de la Banque mondiale afin de se sortir de sa situation.
Cependant, la promulgation de cette loi anti-LGBT ne sera pas en accord avec les standards exigés par la Banque mondiale qui promeut l’égalité des genres et l’inclusion sociale.
Le Ghana risquerait de se voir annuler le prêt de 3,8 milliards de dollars alloué par la Banque et celui de 3 milliards accordé par la FMI.
Elle pourrait également perdre ses partenaires européens parmi lesquels l’Allemagne, qui a déjà fait savoir qu’elle condamnait la loi.
Afin d’éviter ces répercussions dangereuses pour le pays, le ministre ghanéen des Finances, au moment du vote de la loi avait averti les parlementaires du risque couru, leur conseillant de chercher des financements alternatifs auprès des pays arabes ou de la Chine, ce que redoute précisément la Banque mondiale.
Cette dernière se retrouve donc dans un dilemme : soit elle s’accroche à ses valeurs afin d’assister les Etats en détresse, soit elle reste fidèle à ses principes et risque de voir les États se diriger vers les puissances du sud global.
Après avoir suspendu deux fois de suite ses versements en Ouganda après qu’ils aient adopté des textes condamnant l’homosexualité dans le pays, les États africains attendent la décision de la Banque concernant le Ghana.
Pour le moment dans le pays, la présidence s’abstient de toute décision. Elle attend la décision de la Cour suprême avant de se prononcer, déclara-t-elle en mars 2024.
La Rédaction

