La journée du 26 Septembre 2024 à Conakry a été perturbée quelques heures par des crises de paniques et des embouteillages suite à quelques tirs, entraînant la fuite vers la banlieue, qualifié de lieu sûr.
La presqu’île de Kaloum, d’ordinaire grouillante, s’est vidée de ses habitants lorsque tout à coup la panique s’est emparée de Conakry en pleine journée.
Pour des raisons que l’on ignore, avec des cris et des bruits, les soldats sont sortis du camp militaire dit Makambo, non loin de la présidence. Comme d’habitude, l’information s’est rapidement répandue et a fait la une . Cependant,les ministères, les banques, le port autonome ainsi que les marchés se sont vidés en quelques minutes provoquant ainsi des embouteillages jusqu’à la fin de la soirée. Les militaires et les forces spéciales se sont alors installées sur les lieux autour du palais Mohamed V, résidence et bureaux du général Mamadi Doumbouya.Il faut noter que dans la soirée, la présidence a tenté de mettre fin aux rumeurs de tentatives de déstabilisation. Des « prétendus tirs des fausses rumeurs montées de toutes pièces ont entraîné un climat de panique par endroits », a-t-elle déclaré dans un communiqué, sans préciser la nature de l’incident.
Selon le média LeMonde, les relations entre Mouctar Kaba et Baba Barry se sont tendues ces derniers mois. « Spartacus », en Juillet est revenu à son poste après deux ans de formation en France durant lesquels il avait été remplacé par son adjoint. L’ambiance serait dès lors tendue entre les deux militaires. Pour rappel, l’ancien dictateur Moussa Dadis Camara (2008-2010), de son ex-ministre Claude Pivi et d’autres officiers ont été jugés pour le massacre du 28 septembre 2009.
Plusieurs versions circulent, notamment celle d’un accrochage entre deux proches du président Mamadi Doumbouya au sein des forces spéciales ensuite d’un mouvement à la suite de l’annonce de la mort du colonel Célestin Bilivogui, disparu il y’a un an après sa radiation de l’armée. Notons que le 05 Septembre 2021, trois hommes avaient été au cœur du coup d’Etat perpétré contre le président Alpha Condé.
La Rédaction

