Plus de 950 000 personnes ont été affectées cette année par les précipitations et les inondations en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale. Ces inondations ont provoqué plusieurs morts et des blessés. Cette situation alarmante pousse les organisations humanistes à faire appel aux investissements dans la préparation, la prévention et les mesures de réponse pour atténuer l’impact sur les moyens de subsistance et le bien-être des populations.
En Afrique de l’Ouest et centrales, les pluies torrentielles ont provoqué des inondations sévères qui ont affecté près d’un million de personnes en République centrafricaine, au Tchad, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo, au Libéria, au Niger, au Nigéria, au Mali et au Togo. Le Tchad et le Nigéria sont les pays qui enregistrent le plus grand nombre de personnes affectées.
« Chaque année, nous tirons la sonnette d’alarme sur les effets du changement climatique et sur ce que cela signifie pour la vie des gens : leurs maisons, leur capacité à cultiver et à se nourrir, à envoyer leurs enfants à l’école, à accéder aux soins de santé de base », a déclaré Charles Bernimolin, Chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et centrale.
Au Mali, quatre de ses régions notamment Bamako, Ségou, Koulikoro et Gao ont enregistré d’importants dégâts. 29 états du Nigéria surtout dans le Nord ont été gravement touchés par ces inondations qui ont provoqué la montée des deux grands fleuves (Niger et Bénoué), entrainant des morts, l’engloutissement des terres agricoles et la perte des bétails. Dès le début des pluies torrentielles en mai, les maisons ont été emportées et des bâtiments ont été détruits, ainsi que les infrastructures.
Ces inondations se produisent année après année et touchent gravement les communautés. Cela affecte également les moyens de subsistance et les services sociaux de base, compromettant ainsi, la capacité des communautés à subvenir à leurs besoins et les oblige à dépendre de l’aide pour survivre dans la dignité. La production et la sécurité alimentaire sont en jeu, l’accès aux soins de santé et à l’éducation de base est entravé.
Cette situation aggrave les besoins d’une population déjà vulnérable en raison de la pauvreté chronique, du sous-développement, des conflits et de l’instabilité politique.
Cette année, le Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires a alloué près de 10 millions de dollars au Congo, à la RDC et au Niger, en réponse aux urgences liées aux chocs climatiques, notamment les inondations.
La Rédaction

