Le lundi 2 septembre, les États-Unis ont annoncé avoir saisi un avion utilisé par le président vénézuélien, Nicolas Maduro. Cette action s’inscrit dans le cadre des tensions croissantes entre Washington et Caracas, la raison avancée étant une présumée violation des sanctions américaines en vigueur.
Selon le ministère de la Justice américain, l’appareil en question, un Falcon 900EX de Dassault, aurait été acquis illégalement pour 13 millions de dollars via une société-écran, avant d’être secrètement exporté des États-Unis pour être utilisé par Nicolas Maduro et son entourage proche. « Ce matin, nous avons saisi cet avion en République dominicaine, d’où il a été transféré en Floride », a précisé Merrick Garland, le ministre de la Justice.
Les autorités vénézuéliennes n’ont pas tardé à réagir, qualifiant cette saisie d' »acte de piraterie », tandis que la situation entre les deux pays reste tendue. En effet, cette action intervient peu après la décision de la Cour suprême du Venezuela de valider la réélection de Nicolas Maduro lors d’un scrutin très contesté, où l’opposition affirme avoir remporté la victoire.
Le gouvernement américain, tout comme une grande partie de la communauté internationale, s’était opposé à cette décision, accusant Maduro d’avoir manipulé les résultats pour se maintenir au pouvoir. Un porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche a d’ailleurs déclaré que cette saisie constituait « une étape importante pour que Maduro fasse face aux conséquences de sa gouvernance défaillante ».
En mars 2020, le ministère américain de la Justice avait déjà inculpé Nicolas Maduro, ainsi que plusieurs hauts responsables vénézuéliens, pour leur implication présumée dans un trafic de drogue en partenariat avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), visant à inonder les États-Unis de cocaïne. Pour toute information menant à l’arrestation de Maduro, les autorités américaines offrent une récompense pouvant atteindre 15 millions de dollars.
La Rédaction

