La Cour suprême d’appel sud-africaine tranche en faveur de la famille de l’ancien président zambien, mettant fin à un long bras de fer avec les autorités de Lusaka sur le lieu d’inhumation.
La bataille judiciaire autour du corps de l’ancien président zambien Edgar Lungu connaît un tournant décisif. Dans une décision rendue mardi 23 juin 2026, la Cour suprême d’appel d’Afrique du Sud a rejeté la demande du gouvernement zambien qui réclamait le transfert de la dépouille vers Lusaka. Les juges ont estimé que les droits de la famille et les principes du droit commun primaient sur les revendications de l’État.
Selon la juridiction, « le droit commun et les droits constitutionnels de la famille prévalent », consacrant ainsi la position des proches de l’ancien chef de l’État.
Un affrontement entre État et famille autour des dernières volontés
Depuis le décès d’Edgar Lungu le 5 juin 2025 en Afrique du Sud, à l’âge de 68 ans, les autorités zambiennes et sa famille s’opposaient sur le lieu de son inhumation. Le gouvernement souhaitait lui réserver une sépulture dans un cimetière dédié aux anciens dirigeants à Lusaka, conformément aux usages officiels.
La famille, de son côté, s’est opposée à cette option, invoquant les volontés personnelles de l’ancien président. Selon ses proches, Edgar Lungu aurait expressément souhaité qu’aucune cérémonie d’État ne soit organisée en présence de son successeur actuel et que son inhumation se déroule dans la plus stricte intimité.
Une décision qui clôt un conflit politique et symbolique
Cette affaire, qui dépasse le seul cadre familial, a pris au fil des mois une dimension politique sensible en Zambie, illustrant les tensions persistantes autour de l’héritage de l’ancien président.
En confirmant la position de la famille, la justice sud-africaine semble ouvrir la voie à une inhumation définitive en Afrique du Sud, mettant fin à plusieurs mois d’incertitude et de procédures croisées entre les deux pays.
Edgar Lungu, né le 11 novembre 1956 à Ndola (alors en Rhodésie du Nord), avait dirigé la Zambie de 2015 à 2021 avant de se retirer de la vie politique active.
La Rédaction

