Un second El Niño, jusqu’alors inconnu des scientifiques, est-il responsable de conséquences météo que personne n’avait réussi à comprendre jusqu’à maintenant ? C’est ce que révèle une nouvelle étude publiée dans Journal of Geophysical Research : Oceans.
Le cycle Enso, qui comporte les phases El Niño et La Niña, se produit dans l’océan Pacifique équatorial, à l’est de l’Amérique du Sud. Mais selon une équipe de scientifiques indiens et japonais, il existerait un autre El Niño situé dans l’océan Indien, entre les côtes australiennes et néo-zélandaises.
Le mécanisme serait assez similaire : un réchauffement cyclique de ces eaux qui influence ensuite les vents et les températures d’une grande partie de l’hémisphère Sud. Le phénomène a été découvert en 2021 sans vraiment être compris, et a été nommé « Southern Hemisphere Circumpolar Wavenumber-4 Pattern » (SST-W4). En français, l’appellation est difficilement traduisible : « schéma circumpolaire de l’hémisphère Sud du Nombre d’onde 4 ».

El Niño est ici visible avec l’anomalie chaude (en rouge) des températures du Pacifique équatorial. Mais un second phénomène similaire se produirait dans l’océan Indien. © Nasa
Un phénomène qui explique probablement certaines anomalies climatiques
Ce deuxième El Niño se produit de manière indépendante du premier, et son cycle n’est pas encore totalement déterminé. Les chercheurs ont simulé sur des modèles informatiques les différentes phases du phénomène sur une période de 300 ans et ont constaté que celui-ci influençait fortement la météo, et à plus long terme le climat de toutes les régions situées au sud de l’équateur. Les scientifiques sont persuadés que comprendre ce deuxième El Niño leur permettra de mieux prévoir l’évolution du climat futur, mais aussi d’arriver à expliquer certaines anomalies climatiques.
La Rédaction
Source/Journal of Geophysical Research : Oceans./Futura

