Donald Trump a lancé une mise en garde ferme contre les pays des BRICS, menaçant de lourdes sanctions économiques si ces nations concrétisent leur ambition de se détourner du dollar pour adopter une monnaie alternative dans leurs transactions internationales.
Sur la plateforme Truth Social, le président élu, dont l’investiture est prévue en janvier après sa récente réélection, a annoncé que son administration imposerait des droits de douane de 100 % aux membres des BRICS s’ils persistaient dans cette direction.
« Imaginer que les BRICS puissent abandonner le dollar sans que nous réagissions est tout simplement absurde », a-t-il martelé, illustrant sa détermination à défendre le rôle du billet vert comme référence mondiale.
Une menace ou un calcul stratégique ?
Cette posture s’inscrit dans la continuité des promesses de campagne de M. Trump, qui avait averti que toute tentative visant à affaiblir la position du dollar entraînerait des répercussions sévères pour les économies concernées.
L’initiative des BRICS, qui vise à créer une monnaie commune pour réduire leur dépendance au dollar, divise toutefois les membres du bloc. Si certains responsables brésiliens se montrent prudents face à ce projet, la Russie, de son côté, soutient l’idée, dénonçant un système commercial qu’elle juge trop favorable aux intérêts américains.
Face à cette proposition, M. Trump a réaffirmé sa volonté de protéger l’économie américaine, mettant en avant des mesures punitives destinées à dissuader toute velléité de concurrence monétaire. « Les droits de douane seront notre réponse à une telle provocation », a-t-il insisté, menaçant également de restreindre l’accès des BRICS au marché américain.
Un jeu politique en coulisses
Cependant, certains observateurs estiment que cette prise de position relève davantage d’une stratégie de négociation que d’une réelle intention d’escalade économique. Scott Bessent, pressenti pour devenir secrétaire au Trésor, a laissé entendre que cette posture visait surtout à créer un levier dans les discussions futures avec les BRICS.
Les droits de douane, souvent au cœur des politiques économiques de Donald Trump, restent un outil privilégié pour stimuler les revenus fiscaux et préserver les emplois aux États-Unis. En brandissant cette menace, le président élu chercherait donc à renforcer la position américaine dans un contexte de rivalité croissante avec les économies émergentes.
Alors que les BRICS avancent prudemment dans leurs projets monétaires, il reste à voir si cette rhétorique musclée permettra d’ouvrir la voie à des négociations ou si elle alimentera les tensions sur la scène internationale.
La Rédaction

