Après une rencontre marquante avec Volodymyr Zelensky dans les somptueux couloirs d’une basilique vaticane, Donald Trump a laissé éclater ses doutes : Vladimir Poutine veut-il réellement la paix ?
À l’issue de ce premier entretien direct depuis des mois entre le président américain et son homologue ukrainien, Trump a exprimé ses craintes, estimant que le chef du Kremlin pourrait simplement “le mener en bateau” pour prolonger le conflit.
Une entrevue jugée “très productive” mais entachée de scepticisme
La Maison Blanche a salué la rencontre entre Trump et Zelensky, survenue peu avant les funérailles du pape François, la qualifiant de “très productive”. Zelensky, lui, a évoqué sur X (anciennement Twitter) une discussion “symbolique”, pouvant devenir “historique” si des avancées concrètes étaient réalisées.
Pourtant, derrière l’optimisme officiel, les inquiétudes persistent. Trump, visiblement ébranlé par la récente intensification des frappes russes sur des zones civiles ukrainiennes, a publiquement critiqué Poutine sur Truth Social, rappelant que “trop de gens meurent” et s’interrogeant sur l’utilité de nouvelles “sanctions bancaires ou secondaires” contre Moscou.
Des négociations fragiles et des lignes rouges infranchissables
Dans l’ombre de ces déclarations, la diplomatie américaine s’active. Steve Witkoff, émissaire de Trump, a rencontré Vladimir Poutine à Moscou pour tenter d’arracher un accord de cessez-le-feu. Trump a affirmé que “la plupart des points majeurs sont convenus”, tout en reconnaissant que les négociations restaient “très fragiles”.
Un point de blocage majeur demeure : les propositions américaines accepteraient que la Russie conserve les territoires occupés, y compris la Crimée. Une idée inacceptable pour Kyiv, où Zelensky a fermement rappelé que “la constitution ukrainienne stipule que toutes les terres occupées appartiennent à l’Ukraine”.
La course contre la montre avant un nouvel embrasement
Tandis que Washington presse Moscou et Kyiv vers un accord, les combats continuent de faire rage. Vendredi, un général russe a été tué dans un attentat à la voiture piégée près de Moscou, tandis que la veille, la Russie lançait l’une de ses attaques les plus meurtrières contre l’Ukraine depuis des mois, avec 70 missiles et 145 drones dirigés principalement contre la capitale ukrainienne.
Face à cette escalade, Trump a une nouvelle fois sommé Poutine d’arrêter les hostilités : “5 000 soldats meurent chaque semaine. Concluons cet accord de paix !”, a-t-il exhorté sur ses réseaux.
Pour l’instant, malgré les tractations intensives, un cessez-le-feu durable paraît encore hors de portée. Le temps presse : chaque jour de combat supplémentaire fragilise davantage l’espoir d’une résolution pacifique.
La Rédaction

