Le Parlement togolais se réunira en session extraordinaire à partir du 4 mars, conformément à une convocation du président de la République. Cette décision s’appuie sur l’article 12, alinéa 3 de la Constitution, qui encadre les modalités de tenue des sessions exceptionnelles.
Selon cet article, les chambres législatives peuvent être convoquées en dehors des périodes ordinaires par leur président, sur la base d’un ordre du jour précis, à la demande du chef de l’État ou d’une majorité des parlementaires. Kodjo S. Adedze, président de l’Assemblée nationale, dévoilera dès l’ouverture les projets de loi soumis à l’examen des députés. Ces textes, une fois débattus, feront l’objet d’un vote au cours de la session.
Un agenda législatif chargé
Cette session intervient dans un contexte marqué par une activité parlementaire soutenue. Après son terme, les élus ne bénéficieront que d’une courte pause avant la reprise des travaux. En effet, la première session ordinaire de 2025 est programmée dès le 1ᵉʳ avril, comme le stipule l’article 12, alinéa 1 de la Constitution. Celui-ci prévoit deux sessions annuelles : la première débutant le premier mardi d’avril et la seconde le premier mardi d’octobre, chacune s’étalant sur trois mois.
Une transition institutionnelle majeure
Depuis avril 2024, le Togo poursuit une refonte en profondeur de son paysage institutionnel, à la suite de l’adoption d’une nouvelle Constitution. Les prochaines sessions parlementaires, qu’elles soient extraordinaires ou ordinaires, seront cruciales pour l’adoption de réformes structurantes. Celles-ci concernent notamment la mise en place des institutions issues de cette réforme, un chantier prioritaire pour le gouvernement.
Cette actualité souligne l’importance des prochains mois pour la stabilité institutionnelle du pays, alors que les députés s’apprêtent à jouer un rôle clé dans cette phase de transition.
La Rédaction

