Le taux d’inflation au Togo a légèrement reculé en février 2025, passant de 2,9 % en janvier à 2,8 %, selon les dernières données officielles. Cette accalmie s’inscrit dans un contexte contrasté, marqué par des tensions persistantes sur les denrées alimentaires et des ajustements liés aux dynamiques locales et internationales d’approvisionnement.
Des disparités sectorielles marquées
L’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC), qui mesure l’évolution des prix sur les marchés togolais, affiche une progression annuelle de 2,1 %. Les postes de dépenses les plus touchés sont :
• Alimentation et boissons non alcoolisées : +6,8 %, en raison de difficultés d’accès à certaines ressources.
• Hébergement et restauration : +2,4 %, sous l’effet de la hausse des coûts énergétiques et des matières premières.
• Logement et énergie : +3,7 %, conséquence de l’augmentation des tarifs de l’électricité et du gaz.
En revanche, la baisse des prix dans le secteur des transports (-1,7 %) a joué un rôle d’amortisseur, limitant la hausse globale de l’indice.
Analyse trimestrielle et incertitudes économiques
Sur trois mois (novembre 2024 – février 2025), les prix ont progressé de 1,4 %, principalement en raison de la hausse des denrées alimentaires (+5,2 %) et de l’énergie (+4,3 %). Toutefois, la baisse des produits importés (-2,2 %) et des services (-0,3 %) a contribué à contenir l’inflation.
Malgré ce ralentissement, plusieurs incertitudes pèsent sur les perspectives économiques :
• Les aléas climatiques, qui pourraient perturber les récoltes et les chaînes d’approvisionnement.
• Les fluctuations des marchés mondiaux, notamment pour les matières premières et l’énergie.
• Les tensions sécuritaires régionales, susceptibles d’affecter les échanges transfrontaliers.
Les autorités togolaises suivent de près ces évolutions alors que le pays cherche à stabiliser son économie dans un environnement incertain. Cette modération de l’inflation, bien que fragile, offre une marge de manœuvre pour renforcer les mesures de soutien aux ménages vulnérables et aux secteurs stratégiques.
Une lueur d’espoir, certes, mais tempérée par des défis structurels et conjoncturels persistants.
La Rédaction

