Depuis plusieurs années, le Togo œuvre à se positionner comme un hub logistique de premier plan en Afrique de l’Ouest. Cette ambition s’appuie sur un vaste programme de modernisation des infrastructures, incluant les routes, le port de Lomé et l’aéroport.
Pour renforcer sa capacité de transbordement, des investissements majeurs ont été réalisés depuis 2013, notamment avec la construction de Lomé Container Terminal (LCT). Ce projet, financé à hauteur de 225 millions d’euros par un consortium international dirigé par la Société financière internationale (SFI), a considérablement amélioré les capacités du port. En 2014, le groupe Bolloré a injecté 300 milliards de FCFA dans la construction d’un troisième quai de 450 mètres, capable d’accueillir jusqu’à 7 000 conteneurs de 20 pieds.
Un port stratégique au cœur du développement
Inauguré en 1968, le Port autonome de Lomé joue un rôle clé dans l’économie togolaise grâce à sa position stratégique sur la côte atlantique. Il est aujourd’hui le seul port en eau profonde de la sous-région capable d’accueillir des navires de grande capacité, renforçant ainsi son attractivité pour le commerce international.
Un réseau routier structurant pour les échanges sous-régionaux
Le Togo est traversé par trois corridors routiers majeurs, qui facilitent les échanges commerciaux avec ses voisins :
• Le corridor économique Lomé-Ouagadougou-Niamey, reliant le pays au Burkina Faso et au Niger ;
• L’axe Lomé-Hilacondji, qui favorise les échanges avec le Bénin et le Nigeria ;
• Le corridor Abidjan-Lagos, partie intégrante du projet de route transafricaine.
Grâce à ces infrastructures stratégiques, le Togo continue de renforcer son attractivité et son rôle central dans la logistique régionale, confirmant ainsi sa montée en puissance comme un carrefour incontournable du commerce ouest-africain.
La Rédaction

